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Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez forcément entendu parler de la dernière attaque au couteau qui a eu lieu à Paris dimanche soir. Un ressortissant afghan de 31 ans a poignardé sept personnes. Quatre sont encore dans un état grave au moment où je vous écris.

Savez-vous comment l’agresseur a été interpellé ? Grâce aux personnes présentes sur les quais, (des gens lambda comme vous et moi) qui ont agi instinctivement. Elles ont attrapé ce qu’elles avaient sous la main et se sont élancées vers l’attaquant.

Des joueurs de pétanque ont jeté leurs boules sur la tête de l’homme au couteau (il en a reçu 5 ou 6 mais a continué à courir), certains ont trouvé des palettes de bois pour le frapper avec, et un homme lui a même jeté son casque de scooter sur la tête.

Voilà ce que Raphaël, qui est intervenu, a raconté au Figaro : « Je jouais aux boules près du MK2 (cinéma). J’ai entendu une fille crier. J’ai vu un homme par terre en pleine convulsion, du sang giclant de son crâne. Mon oncle Olivier a couru avec plusieurs personnes en direction de l’agresseur qui s’enfuyait. Il l’a atteint en lui lançant une boule dans la tête. Mais l’homme a continué à courir et s’en est pris à deux Anglais dans une rue. Puis il est revenu vers le MK2.

Mon oncle m’a crié : « Chope-le ! » J’ai lancé mon casque de scooter. L’agresseur a titubé, s’est relevé, puis d’autres gens sont arrivés. Une personne l’a désarmé avec une sorte de palette en bois. Et puis tout le monde lui est tombé dessus. Il était conscient quand la police est arrivée ».

Quelle réactivité ! Quelle bravoure !

Je tire mon chapeau à toutes les personnes qui ont participé à la neutralisation de l’agresseur pour que la Police, une fois sur les lieux, puisse l’arrêter. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a lui aussi salué leur courage.

Et pourtant, voici ce que l’on a quand même pu lire dans certains journaux :


L’agresseur deviendrait-il la victime ?

Les passants n’ont-ils pas eu raison de se substituer à la Police le temps que celle-ci soit sur les lieux ?

Smaïn Brida, L’homme de 46 ans qui a désarmé l’agresseur a raconté à la presse :

« On était cinq à lui courir après. L'un d'entre nous lui a lancé un plateau de table et l'a touché avec. On a fini par l'encercler. Moi, je me suis emparé d'un bout de bois blanc que je tenais comme une batte de base-ball. Je ne voulais qu'une chose : le désarmer.

En une fraction de seconde, on est tous passés à l'action. Il y avait trois Algériens avec des boules de pétanque, ils les ont lancées. Puis un autre lui a jeté un bout de palette, c'est à ce moment-là que je suis arrivé par-derrière et je lui ai mis un grand coup sur la main avec laquelle il tenait son couteau. Il ne l'a pas lâché, mais j'ai compris qu'il était sonné. J'ai alors saisi sa main et je lui ai arraché son couteau. Après, j'ai passé mon bras autour de son cou pour le maintenir contre moi et l'étrangler. Là, il a perdu connaissance pendant quelques secondes. Il ne bougeait plus. J'ai cru que je l'avais tué. » « J'ai pris son pouls et j'ai vu qu'il respirait. J'ai relâché un peu la pression avec mon bras.

Il avait une coupure de trois centimètres sur le front qui saignait. Il a pris une boule de pétanque en pleine tête quand même. Après, je suis tombé au sol et je le maintenais toujours contre moi par le cou. La police est arrivée deux minutes plus tard. Il y avait une vingtaine de personnes autour de nous. Je leur ai dit : C'est bon, on le tient, personne ne le touche. Un policier est venu avec ses menottes et voulait me la mettre autour du poignet mais un témoin a dit : Non, c'est pas lui, c'est l'autre ! »

Est-ce d’après vous une scène de lynchage ?

Et qu’auraient donc dû faire les personnes qui ont maîtrisé l’agresseur, au mépris de leurs propres vies ? Se cacher en attendant pendant d’interminables minutes que la police finisse par arriver ?

Il aurait fallu laisser l’homme au couteau continuer son horrible carnage sous prétexte que nous ne sommes pas au “far-west” ?

Cet individu est maintenant entre les mains de la Justice. Vous pouvez être sûr que je vais continuer à suivre cette affaire de près.

Je vous l’écrivais la semaine dernière, les agressions au couteau se multiplient ces derniers temps, et on s’habitue presque à lire tous les jours dans les journaux des récits terrifiants comme celui-ci.

On s’habitue presque à vivre dans l’insécurité. On change même parfois nos habitudes pour éviter de se mettre en situation de danger.

On s’habitue presque à avoir peur. On s’habitue à prendre des précautions que l’on n’aurait jamais pensé devoir prendre.

Et, surtout, de nombreux citoyens ont de moins en moins confiance en la justice … En 2017, un sondage de l’IFOP révélait que 45 % des Français n’avaient plus confiance en la Justice.

Certains “experts” prétendent que l’insécurité n’est qu’un sentiment, ce qui est une façon de dire qu’elle n’existe que dans la tête des gens, que les gens ne savent pas vraiment ce qu’est la réalité.

Les mêmes diront sans doute que les Français se méfient de leur justice parce qu’ils se font de fausses idées à son sujet...

Finalement, connaissons-nous vraiment ce qu’est la Justice ? quel est son fonctionnement ? quels sont les usages ? quelles peines sont rendues en France pour tel ou tel type de crime ?

Tout ceci est souvent opaque, confus et pour le justiciable lambda (vous et moi) il est difficile de s’y retrouver.

C’est pourquoi, nous voulons faire le test et comprendre si oui ou non les Français savent comment ça se passe dans les tribunaux.

Répondez aux questions de notre quiz, vous risquez d’être surpris !

Après avoir répondu, n’hésitez pas à m’écrire pour me donner votre résultat, cela m’intéresse.

Cliquez ici pour répondre au grand quiz Justice de l’IPJ.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel



 
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